Le Blog de l'actualité littéraire

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vendredi 9 mai 2008

L'Enfant des ténèbres d'Anne-Marie Garat

Deux femmes magnifiques, venues de bords opposés, sont au coeur de ce roman qui se situe dans le milieu des années trente, insouciantes pour les uns, menaçantes pour les autres.
Camille Galay, jeune fille de beau lignage, qui pleure un amant américain et va rencontrer le grand amour sous les traits de Simon, industriel et collectionneur de tableaux.
Elise Casson qui s'arrachera à sa condition de domestique, en allant chercher au péril de sa vie, déguisée en libraire, des microfilms à Berlin... L'une et l'autre vont être, malgré elles, les premières Françaises à affronter le nazisme naissant. Chronique de destinées sentimentales, de vies ordinaires et extraordinaires dont les protagonistes regardent sans le voir le monde obscur et souterrain qui, un jour, les engloutira, L'Enfant des ténèbres est un livre hors du commun, l'un des meilleurs du moment.

Confidences d’auteure

Comment vous êtes-vous lancée dans un roman d’une telle envergure ?
Anne-Marie Garat :
J’ai renoué avec ce que j’appelle "une jeunesse de la lecture", le temps où l’on découvre la contagion du roman, si fécond et généreux. En dépit de ceux qui le dénigrent, je crois qu’on peut sans cesse en réinventer les conventions, les accorder à notre époque. J’ai voulu rendre hommage à ceux qui m’ont formée, mais aussi écrire mon temps, l’héritage à la fois historique et littéraire dans lequel je vis, à l’échelle du siècle. J’ai étayé avec des ouvrages savants, beaucoup lu la presse de l’époque, fabuleux réservoir d’informations documentaires ; mais prime surtout ma foi dans la création des personnages en nombre, sans en sacrifier aucun, et le goût de raconter...

Parlez-nous de votre rapport aux mots, à la littérature ?
Anne-Marie Garat :
Le langage double ce qu’on éprouve de sensations et d’émotions. J’ai besoin de créer l’atmosphère où évoluent les personnages pour leur donner chair et existence. Cela se façonne comme en peinture, en photo ou en cinéma : le grain et l’odeur des choses, l’aspect de la lumière, d’une peau, les voix... Je crois que raconter est une des plus vieilles sciences de l’humanité. L’imaginaire, autant que la raison, véhicule des idées, des pensées, des représentations de soi et du monde : la littérature n’est pas une évasion pour fuir le réel, mais le détour pour se rendre au plus près de soi, plus vivant et plus conscient.

mercredi 7 mai 2008

Le Club vous invite à découvrir le nouveau roman de votre été !





Nos meilleures ventes de la Revue d'avril

1. Une Nouvelle Vie
de Françoise Bourdin
Lire l'interview de Françoise Bourdin
6. La Figuière en héritage
de Françoise Bourdon
2. Ca va mal finir
de François Léotard
7. L'Ombre du caméléon
de Minette Walters
Lire un extrait de L'Ombre du caméléon
3. Chaque femme est un roman
d'Alexandre Jardin
Lire l'interview d'Alexandre Jardin
8. L'Âme du temple
de Robyn Young
4. Les Pantoufles du samouraï
de Patrick Cauvin
Lire l'interview de Patrick Cauvin
9. Attention ma vie
de Henri Salvador
5. Les Enfants de Hùrin
de J.R.R. Tolkien
Lire l'article sur Les Enfants de Hùrin
10. La Valse lente des tortues
de Katherine Pancol
Lire l'interview de Katherine Pancol

mardi 6 mai 2008

Où es-tu maintenant de Mary Higgins Clark

Le cadeau de fête des Mères de M.H.C. : angoissant !
Cela fait dix ans que Mack, étudiant en droit talentueux, s'est volatilisé, dans des circonstances on ne peut plus mystérieuses. Depuis, il ne donne signe de vie qu'une fois par an : il téléphone brièvement chez lui le jour de la fête des Mères. Sa soeur Carolyn, poussée par le besoin de tirer un trait sur les tragédies qui ont frappé sa famille, décide d'éclaircir cette disparition et de retrouver Mack.
De son côté, la police est de plus en plus persuadée que la soi-disant victime n'est qu'un abject tueur en série. Pour Carolyn, c'est le début d'un voyage jusqu'au bout de la peur !

Pourquoi nous l’avons choisi...

Votre rendez-vous du Club
Pour rien au monde, nous ne manquerions de vous présenter le nouveau Mary Higgins Clark. Pour cette cuvée, le cru est des plus réussis : l’arôme est si délicat qu’il procure des frissons, la robe si élégante, avec une nette dominante de rouge... sang !

Des recettes que l’on aime
Au départ, il y a souvent un incident étrange, un fait divers authentique... Ici, la tension de l’intrigue tourne autour de la disparition d’un fils : l’absence quotidienne, le vide s’opposant à la présence, un coup de fil une fois par an, qui laisse son empreinte dans le coeur meurtri de ses proches. Un suspense où la blancheur de l’innocence se mêle à la noirceur du péché.

L'extrait

« — Allô, maman. Bonne fête. Je t’aime.
Il avait une intonation vibrante, assurée. On dirait qu’il n’a pas l’ombre d’un souci dans l’existence, pensais-je amèrement. Comme toujours le son de sa voix bouleversa maman.
— Mack, je t’aime. Il faut que je te voie, supplia-t-elle. Peu m’importe si tu as des ennuis, des problèmes, je t’aiderai. Mack, pour l’amour du ciel, cela fait dix ans. Ne me torture pas plus longtemps. Je t’en prie... je t’en prie. (...)
— Mack, je te retrouverai. La police a essayé sans résultat. Le détective privé n’a pas eu plus de succès. Mais moi, je réussirai. Je te jure que je réussirai.
J’avais parlé intentionnellement d’un ton calme et ferme, mais en entendant les sanglots de ma mère, je ne me contrôlais plus... »

lundi 5 mai 2008

La revue de mai est en ligne

Pour la première femme de votre coeur, votre maman, vous trouverez dans ces pages forcément un cadeau à la hauteur de l’amour que vous lui portez. Qu’elle savoure avec délectation les nouveaux romans des plus grands noms de la littérature, qu’elle éprouve avec délice le grand frisson à la lecture des meilleurs suspenses, qu’elle prête une oreille attentive et un oeil indulgent aux confessions des stars du cinéma ou de la scène politique : il y en a pour tous les goûts !

Et si vous voulez jouer l’effet de surprise, faites-lui découvrir La Réserve. C’est certain que le nouvel opus de Russel Banks va devenir un incontournable de ce printemps : des personnages au caractère trempé, brossés par une plume experte en poésie et sentiments. Des idées de cadeaux, tous plus beaux les uns que les autres !
Et si la tentation est trop grande, faites-vous aussi plaisir, offrez-vous donc le livre que vous aimeriez recevoir.

samedi 3 mai 2008

Les Années 68 de Patrick et Charlotte Rotman

Comment comprendre Mai 1968, sans comprendre la société et le contexte international de l'époque ? Car ce vent de révolte ne souffla pas uniquement sur la France ; il balaya par la même occasion des sols aussi divers que ceux du reste de l'Europe occidentale, bien sûr, mais aussi ceux de l'Europe de l'Est, de l'Amérique du Nord, du Japon ou encore de l'Amérique latine.
Et l'onde de choc se déclencha paradoxalement dans un contexte économique florissant (croissance exponentielle) et une situation politique en pleine mutation, en route a priori vers une plus forte dominante démocratique (débuts de la Ve République, première élection du Président au suffrage universel direct). Charlotte et Patrick Rotman reviennent, en texte, en photos, en affiches, en graffitis et en dessins, sur une période plus riche en bouleversements que le demi-siècle qui l'avait précédée. Un très beau livre somme en même temps qu'une formidable leçon d'histoire.

Le spécialiste de Mai 68 raconte

Qu’est-ce qui vous a conduit à publier un livre richement illustré ?
Patrick Rotman :
Je suis à la fois un homme de l’image et de l’écrit. J’ai voulu offrir plusieurs niveaux de lecture, afin de raconter une décennie qui court du milieu des années soixante au milieu des années soixante-dix, afin de montrer ce qui a bougé dans tous les domaines : le champ politique et social, bien entendu, mais aussi le cinéma, la musique, les loisirs, la mode, les moeurs. La gestation de Mai 68 se trouve autant dans la caméra de Godard que dans les chansons de Dutronc ou de Polnareff. Rétrospectivement, la lecture du Journal officiel promulguant la loi Neuwirth sur la contraception, que je reproduis dans le livre, est tout à fait stupéfiante. J’ai choisi des documents et des témoignages qui restituent une époque dans toutes ses dimensions. On rencontre aussi bien Che Guevara que de Gaulle, les héros célèbres ou anonymes de Woodstock que les militantes proavortement.

Quarante ans plus tard, quel est l’héritage ? Qu’est-ce qui a passé la barrière du temps ?
Patrick Rotman :
Je défends l’idée qu’il s’agit d’un moment historique terminé. Nous avons bel et bien changé de siècle. Mais le féminisme, par exemple, est entré dans les moeurs. Les documents d’avant-68 montrent une image de la femme qui n’aura plus cours après. De même, sur le front musical, cette période me semble indépassable en termes de créativité, avec les Beatles, les Stones, mais aussi les Doors, David Bowie, Lou Reed ou Jimi Hendrix qui font partie de notre patrimoine. L’écologie aussi prend forme à cette époque, avec des mots d’ordre qui semblent très contemporains. En revanche, ce qui a disparu, c’est la passion révolutionnaire et l’utopie, qui ont marqué si fortement les esprits pendant une décennie.

vendredi 2 mai 2008

Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles de Gyles Brandreth

Oscar Wilde a toujours aimé le mystère. Oscar Wilde a vraiment été l'ami d'Arthur Conan Doyle. Mais s'est-il réellement pris pour Sherlock Holmes ? En lisant cet excellent polar, vous n'en douterez pas. Traits d'esprit, humour, élégance sont au rendez-vous. L'avantage d'un tel héros, c'est qu'il vous impose l'intelligence. Surtout qu'une enquête difficile attend ici son génie.
Billy Wood a été assassiné. Wilde a découvert, non loin de Westminster, dans une chambre éclairée par une demi-douzaine de chandelles, le cadavre du jeune prostitué. Il demande l'aide de Conan Doyle et de l'écrivain Robert Sherard (le narrateur de l'aventure). En si bonne compagnie, il devrait finir par rendre justice à son bel Adonis... Un brillant divertissement !

jeudi 1 mai 2008

68, mon amour de Daniel Picouly

24 heures dans la vie de De Gaulle... et de Picouly
Et vous, que faisiez-vous ce 29 mai 1968, journée très particulière et capitale dans les vies de Charles de Gaulle... et de Daniel Picouly ? Le Général, miné par la quasi-insurrection qui enflamme Paris, et dont le pouvoir n'est plus qu'un cache-misère, décide, ce matin-là, de jouer le tout pour le tout et de s'embarquer, avec femme et bagages, dans un mystérieux périple qui va tenir la France en haleine...
Daniel, petit banlieusard gaulliste, étudiant le droit au milieu des fils de bourgeois du VIe arrondissement, alors que frémit la houle des drapeaux noirs et rouges, va connaître, lui, une série d'aventures explosives que nous vous laissons découvrir... En marge d'un grand événement, l'auteur de L'Enfant léopard et d'Un beau jour pour tuer Kennedy a écrit un roman tendre, drôle et historique.

Lire le premier chapitre

mercredi 30 avril 2008

La Dame à la lampe de Gilbert Sinoué

Une vie de Florence Nightingale
Décorée par la reine Victoria et entrée au musée Tussaud, Florence Nightingale a d'abord été l'héroïne des champs de bataille de Crimée, où son dévouement sauva des dizaines de vies avant d'être à l'origine du métier d'infirmière. C'est grâce à ses écoles, en effet, que ce travail ne fut plus laissé aux prostituées et aux alcooliques, mais exercé par des professionnels.
Devenue célèbre dans le monde entier, cette pionnière eut même la satisfaction de voir les Etats-Unis faire appel à ses services, lors de la guerre de Sécession. Mettant en scène l'Américain Jonathan Brink, lancé dans la rédaction de sa biographie au lendemain de la mort de Florence, ce roman relate de nombreux entretiens avec ses amis, ses collègues et ses proches. Tous témoignent de sa formidable action humanitaire, mais aussi de sa personnalité ombrageuse. Une infirmière de légende.

Rencontre d'un auteur avec son héroïne

C'est au hasard d'une visite à Londres, très précisément au St. Thomas Hospital, que j'ai entendu parler pour la première fois de la Dame à la lampe. Sur un panneau, on pouvait lire : "Florence Nightingale Museum". Nighingale ? Comment dites-vous ? Nightingale ? Ce nom ne veut-il pas dire "rossignol" en anglais ? Quelque peu gêné, je me suis penché vers mon cousin, médecin, qui m'accompagnait ce jour-là, et lui ai avoué mon ignorance. "Shocking ! nightingale ? Mais cette femme est à l'Angleterre, ce que la Seine est à Paris ! Une icône ! Un mythe !"
J'avais évidemment tenté d'en savoir plus sur ce mystérieux personnage et, profitant de mon séjour à Londres, je me suis livré à une enquête qui, sans doute, aurait fait les délices d'Hercule Poirot.
Miss Nightingale... Née en 1820. Rebelle, mystique, passionnée, providence des soldats meurtris et agonisants, dans les tranchées de la guerre de Crimée, décorée par la reine Victoria de la Royal Red Cross. Etonnante figure, aussi riche que complexe, aussi contradictoire qu'admirable. C'est le résultat de cette enquête qui est devenu, au terme de deux années, ce roman.

mardi 29 avril 2008

Rockstar d'Alexandra Julhiet

Coup d'essai, coup de maître...
Alexandra Julhiet, future star du thriller psychologique ? Son entrée rock and roll dans le genre fait, en tout cas, du bruit... Normal, son héroïne est une rock star ! Son nom : Liza Ethancoe. Ses caractéristiques : un passé archi-sombre, le goût de la défonce, un humour noir, une bonne dose d'égoïsme et une vulnérabilité touchante.
Tout cela a de quoi nourrir les fantasmes. En plus, la belle est traquée. Messages bizarres, paquets anonymes... et surtout, elle ne sait quoi penser de la disparition de deux membres de son ex-groupe. La liste de ceux qui pourraient lui en vouloir est longue. Fan, amant trahi, fils délaissé, rivale, agent, victime laissée sur le carreau : qui tire les ficelles ? Un suspense sans fausse note et bien cadencé !

lundi 28 avril 2008

L'Ombre du Caméléon de Minette Walters

l'ombre du cameleon Atmosphère oppressante, cynisme mordant : Minette Walters est de retour !
Auparavant, Charles Acland était un homme ouvert, chaleureux et apprécié. Maintenant, il est introverti, méprisant et rebelle. Mais que s'est-il passé ? Pourquoi se montre-t-il si souvent violent ? Est-ce vrai qu'il a tenté d'étrangler sa fiancée, lors d'une de ses fréquentes visites à l'hôpital ?
Tout le monde était si heureux de voir revenir d'Irak le jeune lieutenant ! Certes il n'était pas bien vaillant à son retour, et cette blessure au visage... Mais un grand gaillard comme lui a vite été remis d'aplomb ! Le qu'en-dira-t-on de ces dames de la bonne société anglaise n'a de cesse de s'interroger sur la personnalité fuyante de Charles. Et si elles savaient qu'il est le suspect numéro un dans une affaire de meurtres en série des plus étranges... Atmosphère oppressante, suspense noir, cynisme mordant : Minette Walters est de retour !

Extrait

Ministère de la défense.
Hôpital des forces britanniques, Iraq.
Rapport confidentiel.
Le lieutenant Charles Acland a subi de graves blessures à la tête et au visage lors de l'attaque de son VR Scimitar. Il présente des fractures de l'arcade sourcilière, des zygomatiques et du maxillaire. Ses blessures ont été nettoyées, tous les corps étrangers retirés, les tissus brûlés et névrosés enlevés, l'hémorragie superficielle stoppée. Les relevés de circulation sanguine cérébrale et artérielle sont normaux ; cependant, la gravité des blessures laisse craindre l'existence de lésions cérébrales...

vendredi 25 avril 2008

Une nouvelle vie de Françoise Bourdin

Alban avait tout pour être heureux. La quarantaine séduisante et pleine d'allant, un métier - pilote de ligne - selon son désir, un amour payé de retour... Tout allait le mieux du monde. Trop bien, peut-être ?... Car la vie décide tout à coup de lui jouer un vilain tour : l'accident, bête, qui le force à abandonner une carrière brillante.
Que faire quand tout s'effondre, et que l'on a besoin de se poser, un temps, histoire de réfléchir à l'avenir ? La maison de famille, voilà l'ultime refuge, celui où trouver la sérénité nécessaire pour se reconstruire. Alban s'installe donc, bientôt rejoint par Valentine, enceinte de deux mois, dans la demeure où il a grandi avec ses frères, Gilles et Colas, tous trois élevés par leur grand-mère, Jo, après la mort de leurs parents. Entre chaleureuses retrouvailles et non-dits étouffants, le retour aux sources risque de révéler bien des secrets enfouis...

Rencontre

La romancière que vous êtes a-t-elle toujours trouvé dans la famille une source d'inspiration privilégiée ?
Françoise Bourdin :
La famille a toujours inspiré largement les romanciers. La mienne était très atypique car mes parents étaient de célèbres chanteurs lyriques. Mon enfance a été bercée par des airs d'opéra et des drames romantiques, de quoi développer mon imagination. Par ailleurs, je pense que presque chaque famille détient un secret, et dans ce domaine la réalité dépasse de loin la fiction ! Enfin, les liens du sang possèdent une force incroyable qui me fascine. Par amour pour les siens, on peut tout bâtir... ou tout détruire.

Vos héroïnes, femmes farouchement modernes, n'hésitent pas, la plupart du temps, à sacrifier leur sacrosainte indépendance par amour. En littérature, comme dans la vie, le sentiments amoureux comblé reste-t-il le grand défi ?
Françoise Bourdin :
Il est impossible de vivre sans aimer, j'en suis persuadée, sinon, on s'étiole. Et tout ce qu'on accomplit par amour a une saveur particulière. Sans sacrifier toute son indépendance, on peut - on doit - faire des concessions lorsqu'on est amoureux, pour préserver ce bonheur rare. Mais il n'est pas toujours aisé de trouver l'être qu'on cherche, celui qu'on a idéalisé. C'est justement le miracle du roman que de pouvoir créer la rencontre ! S'évader du quotidien, rêver, s'identifier, n'est-ce pas le grand plaisir de la lecture ? En tout cas, c'est le défi de l'écrivain.

jeudi 24 avril 2008

Tout Desproges

Finesse de l'esprit, maîtrise incomparable du verbe... Il avait l'étoffe des grands et son trait (d'humour) singulier n'a pas pris une ride. Vingt ans après la seule et unique fois de sa vie d'artiste où il nous avait fait pleurer, Pierre Desproges vient à nouveau nous "chatouiller" les zygomatiques.
Et c'est, au fil des pages, l'ensemble de sa carrière d'humoriste que nous parcourons avec délectation, de ses premières "brèves" à L'Aurore aux Chroniques de la haine ordinaire parues en 1987. D'une rare intelligence, ces textes fameux nous permettent de revisiter plusieurs décennies de l'actualité française. Et si, après cette formidable lecture, nous restions sur notre faim - ce qui, avouons-le, risque très certainement d'arriver avec un homme si délicieux -, nous pourrons faire encore durer le plaisir grâce au cahier de photos (pour la plupart inédites) et au DVD (rassemblant des interviews menées par Desproges lui-même, des extraits de ses spectacles ou de ses interventions télévisées) qui accompagnent l'ouvrage. Un véritable cadeau d'anniversaire !

mercredi 23 avril 2008

Les rêves de Néfertiti de Michelle Moran

Tous les secret d'une pharaonne.
1351 avant J.C. Du haut de ses quinze ans, Néfertiti rayonne de beauté et son coeur d'ambition. Destinée au jeune pharaon Aménophis, leur union va ouvrir une ère nouvelle dans une Egypte au faîte de sa puissance.
Mais rien n'a préparé Néfertiti à régner, et Pharaon ne jure que par le seul culte d'Aton, s'attirant bientôt les foudres du peuple de Thèbes et la haine des prêtres d'Amon. Hier encore illuminé par ce couple solaire et ses promesses d'or, le pays est au bord du chaos. Bientôt s'abat la peste et l'ennemi Hittite est aux frontières. Pour Néfertiti, le temps des choix est venu : celui de donner enfin un fils au pharaon et, surtout, ne pas mourir... Vous dévorerez ce roman fascinant et irrésistible d'une déesse vivante, femme et encore enfant.

Extrait

Dans notre chambre, Néfertiti se contemplait dans le miroir. Elle rejeta ses cheveux noirs en arrière, s'imaginant coiffée de la couronne d'Egypte.
- Voila, murmura-t-elle. Je serai la plus grande reine que l'Egypte ait jamais connue. (...) Quand je serai reine, je veillerai à ce que mon nom passe à la postérité.
Je préférais ne pas discuter avec Néfertiti quand elle était dans cet état d'esprit. Je mélangeais le khôl dans un pot et la regardais l'appliquer. Elle en cernais ses yeux et souligna ses sourcils ; maquillée, elle paraissait bien plus que ses quinze ans.
- Crois-tu vraiment qe tu deviendras grande épouse ?

Cliquez pour voir la video de présentation du livre

mardi 22 avril 2008

Ce n'est pas mon dernier mot de Jean-Pierre Foucault

Sacrée carrière, sacrée énergie : Jean-Pierre Foucault, tel le concept de l'une de ses célèbres émissions, excelle dans les surprises ! Avec ce livre, il surprend encore son public en dévoilant les coulisses de ses "numéros", les faces cachées de la télé...
Il retrace bien sûr son parcours : la passion précoce pour ce fabuleux outil qu'est la radio, les rencontres importantes qui lui ont permis d'apprendre le métier : Jean-Louis Sarre (le premier a avoir cru en lui à l'époque de R.M.C.), Guy Lux, Léon Zitrone, Gérard Louvin, etc. Mais l'animateur pense aussi à divertir : ses anecdotes sur ses déconvenues avec les stars sont truculentes. L'homme du direct n'est pas prêt de perdre sa langue, et cela risque de ne pas plaire à tout le monde !

Collectionneur

Fidèle à son image de Français comme les autres, Jean-Pierre Foucault ne collectionne pas les Ferrari ou les Rolls, mais les voitures populaires : Citroën Traction, Simca 1000, 4 CV et Peugeot 202, sans oublier la 2 CV qui a accompagné sa jeunesse au bord de la Méditerranée. Une passion héritée de son père, Marcel, négociant en fruits et légumes à Marseille.