Le Blog de l'actualité littéraire

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vendredi 16 mai 2008

Une saison chez Mickey de Jean-François Kervéan

C'est devant la parade de Mickey que le Président et la chanteuse ont officialisé leur romance. En fait, nous confie Jean-François Kervéan, ils avaient fait d'autres tentatives auparavant, au parc de Versailles ou bien en vue dans un restaurant, mais en vain. Preuve que les paparazzis se relâchent parfois.
Pour nous raconter l'idylle, ses coulisses et sa gestion médiatique, l'auteur dispose de deux atouts maîtres : une source bien introduite au Château et une plume alerte. Un prologue chez Séguéla, un détour désopilant au Vatican, une virée en Egypte, une escapade à Petra : l'histoire d'amour démarre en fanfare, entre le tintamarre des réacteurs d'avion et le calme des palaces. Mais dès janvier, les tourtereaux doivent en convenir : ça part en vrille, comme le dit Claude Guéant. Il est tant de changer de statut, de style et de décor...

Ecrivain discret

Avant de s’immerger dans Une saison chez Mickey, le journaliste Jean-François Kervéan a eu une vie d’écrivain bien remplie.
Deux de ses romans ont été couronnés par des prix littéraires. Il a aussi été le nègre de plusieurs vedettes, parmi lesquelles l’ancienne lofteuse Loanna, mais aussi Hervé Villard et Michel Drucker.

jeudi 15 mai 2008

Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites de Marc Levy

Et si c'était vrai... Et si le destin n'était pas écrit d'avance... Et si le bonheur n'était pas une idée absurde... Quelques jours avant son mariage, Julia reçoit un coup de fil du secrétaire particulier de son père. Comme elle l'avait pressenti, Anthony Walsh - un homme d'affaires brillant, mais un père distant - ne pourra pas assister à la cérémonie. Mais, pour une fois, Julia reconnaît qu'il a une excuse irréprochable : il est mort !...
Dans cette comédie, pleine de suspense, de tendresse et d'humour, Marc Levy nous entraîne au coeur de la relation entre un père et sa fille, et nous raconte l'histoire d'un premier amour, celui qui ne meurt jamais.

Ecouter un extrait

Voir la video d'annonce du livre
Visiter le site du livre Toutesceschoses.com

Marc Levy vit à Londres. Il a publié sept romans : Et si c’était vrai… (2000), Où es-tu ? (2001), Sept jours pour une éternité… (2003), La prochaine fois (2004), Vous revoir (2005), Mes Amis Mes Amours (2006) et Les enfants de la liberté (2007).
Traduit dans le monde entier, adapté au cinéma, Marc Levy est depuis sept ans l’auteur français le plus lu dans le monde. Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites (2008) est son huitième roman.

mercredi 14 mai 2008

Le Roman d'Alia de Catherine Hermary-Vieille

En composant ce roman à deux voix, en mariant deux époques et deux civilisations, Catherine Hermary-Vieille a écrit l'un de ses plus beaux livres. Sa première héroïne est une Parisienne de soixante-dix-huit ans confrontée à une tragédie banale : la mort de son mari, l'incompréhension de son fils la conduisent dans une résidence de seniors, confortable, mais infantilisante et un brin sinistre.
Elle y mourrait d'ennui si une employée marocaine ne lui racontait la vie extraordinaire d'Alia, et si elle ne décidait de la coucher par écrit. Voici donc la seconde héroïne, une fillette misérable enlevée par les nervis du pacha de Marrakech, le Glaoui, réduite en esclavage, puis chargée de procurer à son maître les plaisirs de la chair et de l'esprit.

Rencontre

Comment vous est venue l’idée de marier un roman très contemporain aux récits "orientalistes" qui ont fait votre réputation ?
Catherine Hermary-Vieille :
Dans mon esprit, les deux thèmes formaient la base de deux romans différents. Le premier inspiré par la fin de vie de ma mère dans une résidence pour "senior", le second, tiré du récit d’une amie marocaine. J’ai soudain pensé à réunir ces deux thèmes, et aussitôt compris que je tenais là l’étoffe d’un roman plus complexe et plus riche.

Pourquoi le sort d’Alia prend-il donc une allure si romantique, si fascinante, quand on le compare à celui d’une Française âgée d’aujourd’hui ?
Catherine Hermary-Vieille :
Si les caractères des deux héroïnes se ressemblent — courage, volonté d’indépendance —, leurs mondes sont opposés. La narratrice est doucement poussée vers la marginalisation : dans les maisons de retraite, on est surveillé, distrait, nourri, mais on vit désormais entre "vieux", donc coupé de la diversité qui compose la société des hommes. Le monde d’Alia, en revanche, est d’une grande hétérogénéité. Même âgée, elle demeure membre d’une société où vieux et jeunes, riches et pauvres se côtoient. Lorsqu’elle s’assied sur un banc, son chien à ses pieds, les enfants viennent lui parler, des voisines lui proposent de menus services. Même solitaire, elle n’est pas à l’écart de la "vie", alors que la narratrice en est coupée.

Ces destins croisés ne se rejoignent-ils pas finalement ?
Catherine Hermary-Vieille :
Oui, bien sûr. Au-delà de destins très différents, les deux héroïnes restent des rebelles, prêtes à payer le prix pour leur liberté. Chez Alia, comme chez la narratrice, le pouvoir du rêve, de l’imagination sera la clef de leur indépendance, même si celle-ci n’est pas toujours rose.

mardi 13 mai 2008

Les Jumelles de Tessa de Loo

Quelle probabilité y avait-il pour que ces deux femmes se retrouvent, au crépuscule de leur vie, dans le même lieu au même moment ? Quasiment aucune. C'est donc bien par un fait extraordinaire que Lotte et Anna viennent, à la même période des années 1990, suivre une cure thermale à Spa, en Wallonie.
Car, bien que soeurs - et jumelles qui plus est ! -, séparées dès la plus tendre enfance par un drame familial, puis par les tourments de l'histoire, elles ne se sont pas revues depuis des décennies... Nées Allemandes, elles ont grandi l'une dans leur pays natal, l'autre en Hollande, l'une chez un oncle sans argent, l'autre chez des cousins éloignés dans un milieu aisé. Que peut-on se dire et qu'est-il possible de rattraper après tout ce temps ? D'autant que, bien plus que les années, les événements du siècle écoulé semblent avoir irrémédiablement divisé celles qui, autrefois, étaient tout l'une pour l'autre...

L'extrait : De touchantes retrouvailles

« — Excusez-moi, madame..., lança la femme en s’adressant soudain à elle, dans un français scolaire, la voix légèrement hésitante. C’est permis... Est-ce qu’on peut... boire cette eau ?
L’histoire qui suit n’aurait pas eu lieu si Lotte avait à son tour répondu en français. Mais sans réfléchir, elle répondit en allemand :
— Oui, das Wasser können Sie trinken.
— Ça alors ! fit la femme en oubliant l’eau et en revenant sur ses pas en direction du lit de Lotte avant de s’écrier joyeusement : vous êtes allemande !
— Non, si, non..., bredouilla Lotte. (...)
— Je suis originaire de Cologne, admit Lotte, sur le ton morne d’un prévenu auquel on extorque un aveu.
— Cologne ! Mais moi aussi, je suis de Cologne ! (...) J’aimerais que vous me disiez de quel quartier vous venez. (...)
— Je ne me souviens plus, on m’a emmenée en Hollande quand j’avais six ans.
— Six ans, répéta la femme d’une voix ardente. Six ans.
— Je me rappelle seulement, fit Lotte hésitante, que nous habitions dans un casino... ou dans un bâtiment qui avait été autrefois un casino.
— Ce n’est pas vrai ! Mais ce n’est pas vrai ! lâcha l’Allemande d’une voix brisée par l’émotion.
Elle se prit la tête entre les mains, pressa ses doigts contre ses tempes.
— Ce n’est pas possible ! (...) Ma Lotchen, gémit-elle, tu ne comprends donc pas ? Tu ne comprends pas ?
Coincée entre la colonne et le corps de l’Allemande, Lotte fut prise de vertige. (...)
— Toi... meine Liebe, lui dit la femme à l’oreille, c’est moi, Anna ! »

lundi 12 mai 2008

A genoux de Michael Connelly

Le grand retour d’Harry Bosch !
La sécurité du territoire américain justifie-t-elle des mesures d’exception ? La lutte contre Al-Qaïda autorise-t-elle à bafouer les libertés individuelles ? A ces questions qui hantent les démocrates du monde entier, un inspecteur légendaire de Los Angeles va apporter un début de réponse.
Harry Bosch hérite d’une enquête criminelle assez classique : un médecin a été exécuté de deux balles dans la nuque. Quand il apparaît que la victime avait accès à des matières radioactives employées dans le traitement du cancer, et que des activistes islamiques sont mêlés à l’affaire, le F.B.I. imagine déjà des terroristes en train de fabriquer une "bombe sale". Mais Bosch n’est pas du genre à céder à la paranoïa...

vendredi 9 mai 2008

L'Enfant des ténèbres d'Anne-Marie Garat

Deux femmes magnifiques, venues de bords opposés, sont au coeur de ce roman qui se situe dans le milieu des années trente, insouciantes pour les uns, menaçantes pour les autres.
Camille Galay, jeune fille de beau lignage, qui pleure un amant américain et va rencontrer le grand amour sous les traits de Simon, industriel et collectionneur de tableaux.
Elise Casson qui s'arrachera à sa condition de domestique, en allant chercher au péril de sa vie, déguisée en libraire, des microfilms à Berlin... L'une et l'autre vont être, malgré elles, les premières Françaises à affronter le nazisme naissant. Chronique de destinées sentimentales, de vies ordinaires et extraordinaires dont les protagonistes regardent sans le voir le monde obscur et souterrain qui, un jour, les engloutira, L'Enfant des ténèbres est un livre hors du commun, l'un des meilleurs du moment.

Confidences d’auteure

Comment vous êtes-vous lancée dans un roman d’une telle envergure ?
Anne-Marie Garat :
J’ai renoué avec ce que j’appelle "une jeunesse de la lecture", le temps où l’on découvre la contagion du roman, si fécond et généreux. En dépit de ceux qui le dénigrent, je crois qu’on peut sans cesse en réinventer les conventions, les accorder à notre époque. J’ai voulu rendre hommage à ceux qui m’ont formée, mais aussi écrire mon temps, l’héritage à la fois historique et littéraire dans lequel je vis, à l’échelle du siècle. J’ai étayé avec des ouvrages savants, beaucoup lu la presse de l’époque, fabuleux réservoir d’informations documentaires ; mais prime surtout ma foi dans la création des personnages en nombre, sans en sacrifier aucun, et le goût de raconter...

Parlez-nous de votre rapport aux mots, à la littérature ?
Anne-Marie Garat :
Le langage double ce qu’on éprouve de sensations et d’émotions. J’ai besoin de créer l’atmosphère où évoluent les personnages pour leur donner chair et existence. Cela se façonne comme en peinture, en photo ou en cinéma : le grain et l’odeur des choses, l’aspect de la lumière, d’une peau, les voix... Je crois que raconter est une des plus vieilles sciences de l’humanité. L’imaginaire, autant que la raison, véhicule des idées, des pensées, des représentations de soi et du monde : la littérature n’est pas une évasion pour fuir le réel, mais le détour pour se rendre au plus près de soi, plus vivant et plus conscient.

mercredi 7 mai 2008

Le Club vous invite à découvrir le nouveau roman de votre été !





Nos meilleures ventes de la Revue d'avril

1. Une Nouvelle Vie
de Françoise Bourdin
Lire l'interview de Françoise Bourdin
6. La Figuière en héritage
de Françoise Bourdon
2. Ca va mal finir
de François Léotard
7. L'Ombre du caméléon
de Minette Walters
Lire un extrait de L'Ombre du caméléon
3. Chaque femme est un roman
d'Alexandre Jardin
Lire l'interview d'Alexandre Jardin
8. L'Âme du temple
de Robyn Young
4. Les Pantoufles du samouraï
de Patrick Cauvin
Lire l'interview de Patrick Cauvin
9. Attention ma vie
de Henri Salvador
5. Les Enfants de Hùrin
de J.R.R. Tolkien
Lire l'article sur Les Enfants de Hùrin
10. La Valse lente des tortues
de Katherine Pancol
Lire l'interview de Katherine Pancol

mardi 6 mai 2008

Où es-tu maintenant de Mary Higgins Clark

Le cadeau de fête des Mères de M.H.C. : angoissant !
Cela fait dix ans que Mack, étudiant en droit talentueux, s'est volatilisé, dans des circonstances on ne peut plus mystérieuses. Depuis, il ne donne signe de vie qu'une fois par an : il téléphone brièvement chez lui le jour de la fête des Mères. Sa soeur Carolyn, poussée par le besoin de tirer un trait sur les tragédies qui ont frappé sa famille, décide d'éclaircir cette disparition et de retrouver Mack.
De son côté, la police est de plus en plus persuadée que la soi-disant victime n'est qu'un abject tueur en série. Pour Carolyn, c'est le début d'un voyage jusqu'au bout de la peur !

Pourquoi nous l’avons choisi...

Votre rendez-vous du Club
Pour rien au monde, nous ne manquerions de vous présenter le nouveau Mary Higgins Clark. Pour cette cuvée, le cru est des plus réussis : l’arôme est si délicat qu’il procure des frissons, la robe si élégante, avec une nette dominante de rouge... sang !

Des recettes que l’on aime
Au départ, il y a souvent un incident étrange, un fait divers authentique... Ici, la tension de l’intrigue tourne autour de la disparition d’un fils : l’absence quotidienne, le vide s’opposant à la présence, un coup de fil une fois par an, qui laisse son empreinte dans le coeur meurtri de ses proches. Un suspense où la blancheur de l’innocence se mêle à la noirceur du péché.

L'extrait

« — Allô, maman. Bonne fête. Je t’aime.
Il avait une intonation vibrante, assurée. On dirait qu’il n’a pas l’ombre d’un souci dans l’existence, pensais-je amèrement. Comme toujours le son de sa voix bouleversa maman.
— Mack, je t’aime. Il faut que je te voie, supplia-t-elle. Peu m’importe si tu as des ennuis, des problèmes, je t’aiderai. Mack, pour l’amour du ciel, cela fait dix ans. Ne me torture pas plus longtemps. Je t’en prie... je t’en prie. (...)
— Mack, je te retrouverai. La police a essayé sans résultat. Le détective privé n’a pas eu plus de succès. Mais moi, je réussirai. Je te jure que je réussirai.
J’avais parlé intentionnellement d’un ton calme et ferme, mais en entendant les sanglots de ma mère, je ne me contrôlais plus... »

lundi 5 mai 2008

La revue de mai est en ligne

Pour la première femme de votre coeur, votre maman, vous trouverez dans ces pages forcément un cadeau à la hauteur de l’amour que vous lui portez. Qu’elle savoure avec délectation les nouveaux romans des plus grands noms de la littérature, qu’elle éprouve avec délice le grand frisson à la lecture des meilleurs suspenses, qu’elle prête une oreille attentive et un oeil indulgent aux confessions des stars du cinéma ou de la scène politique : il y en a pour tous les goûts !

Et si vous voulez jouer l’effet de surprise, faites-lui découvrir La Réserve. C’est certain que le nouvel opus de Russel Banks va devenir un incontournable de ce printemps : des personnages au caractère trempé, brossés par une plume experte en poésie et sentiments. Des idées de cadeaux, tous plus beaux les uns que les autres !
Et si la tentation est trop grande, faites-vous aussi plaisir, offrez-vous donc le livre que vous aimeriez recevoir.

samedi 3 mai 2008

Les Années 68 de Patrick et Charlotte Rotman

Comment comprendre Mai 1968, sans comprendre la société et le contexte international de l'époque ? Car ce vent de révolte ne souffla pas uniquement sur la France ; il balaya par la même occasion des sols aussi divers que ceux du reste de l'Europe occidentale, bien sûr, mais aussi ceux de l'Europe de l'Est, de l'Amérique du Nord, du Japon ou encore de l'Amérique latine.
Et l'onde de choc se déclencha paradoxalement dans un contexte économique florissant (croissance exponentielle) et une situation politique en pleine mutation, en route a priori vers une plus forte dominante démocratique (débuts de la Ve République, première élection du Président au suffrage universel direct). Charlotte et Patrick Rotman reviennent, en texte, en photos, en affiches, en graffitis et en dessins, sur une période plus riche en bouleversements que le demi-siècle qui l'avait précédée. Un très beau livre somme en même temps qu'une formidable leçon d'histoire.

Le spécialiste de Mai 68 raconte

Qu’est-ce qui vous a conduit à publier un livre richement illustré ?
Patrick Rotman :
Je suis à la fois un homme de l’image et de l’écrit. J’ai voulu offrir plusieurs niveaux de lecture, afin de raconter une décennie qui court du milieu des années soixante au milieu des années soixante-dix, afin de montrer ce qui a bougé dans tous les domaines : le champ politique et social, bien entendu, mais aussi le cinéma, la musique, les loisirs, la mode, les moeurs. La gestation de Mai 68 se trouve autant dans la caméra de Godard que dans les chansons de Dutronc ou de Polnareff. Rétrospectivement, la lecture du Journal officiel promulguant la loi Neuwirth sur la contraception, que je reproduis dans le livre, est tout à fait stupéfiante. J’ai choisi des documents et des témoignages qui restituent une époque dans toutes ses dimensions. On rencontre aussi bien Che Guevara que de Gaulle, les héros célèbres ou anonymes de Woodstock que les militantes proavortement.

Quarante ans plus tard, quel est l’héritage ? Qu’est-ce qui a passé la barrière du temps ?
Patrick Rotman :
Je défends l’idée qu’il s’agit d’un moment historique terminé. Nous avons bel et bien changé de siècle. Mais le féminisme, par exemple, est entré dans les moeurs. Les documents d’avant-68 montrent une image de la femme qui n’aura plus cours après. De même, sur le front musical, cette période me semble indépassable en termes de créativité, avec les Beatles, les Stones, mais aussi les Doors, David Bowie, Lou Reed ou Jimi Hendrix qui font partie de notre patrimoine. L’écologie aussi prend forme à cette époque, avec des mots d’ordre qui semblent très contemporains. En revanche, ce qui a disparu, c’est la passion révolutionnaire et l’utopie, qui ont marqué si fortement les esprits pendant une décennie.

vendredi 2 mai 2008

Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles de Gyles Brandreth

Oscar Wilde a toujours aimé le mystère. Oscar Wilde a vraiment été l'ami d'Arthur Conan Doyle. Mais s'est-il réellement pris pour Sherlock Holmes ? En lisant cet excellent polar, vous n'en douterez pas. Traits d'esprit, humour, élégance sont au rendez-vous. L'avantage d'un tel héros, c'est qu'il vous impose l'intelligence. Surtout qu'une enquête difficile attend ici son génie.
Billy Wood a été assassiné. Wilde a découvert, non loin de Westminster, dans une chambre éclairée par une demi-douzaine de chandelles, le cadavre du jeune prostitué. Il demande l'aide de Conan Doyle et de l'écrivain Robert Sherard (le narrateur de l'aventure). En si bonne compagnie, il devrait finir par rendre justice à son bel Adonis... Un brillant divertissement !

jeudi 1 mai 2008

68, mon amour de Daniel Picouly

24 heures dans la vie de De Gaulle... et de Picouly
Et vous, que faisiez-vous ce 29 mai 1968, journée très particulière et capitale dans les vies de Charles de Gaulle... et de Daniel Picouly ? Le Général, miné par la quasi-insurrection qui enflamme Paris, et dont le pouvoir n'est plus qu'un cache-misère, décide, ce matin-là, de jouer le tout pour le tout et de s'embarquer, avec femme et bagages, dans un mystérieux périple qui va tenir la France en haleine...
Daniel, petit banlieusard gaulliste, étudiant le droit au milieu des fils de bourgeois du VIe arrondissement, alors que frémit la houle des drapeaux noirs et rouges, va connaître, lui, une série d'aventures explosives que nous vous laissons découvrir... En marge d'un grand événement, l'auteur de L'Enfant léopard et d'Un beau jour pour tuer Kennedy a écrit un roman tendre, drôle et historique.

Lire le premier chapitre

mercredi 30 avril 2008

La Dame à la lampe de Gilbert Sinoué

Une vie de Florence Nightingale
Décorée par la reine Victoria et entrée au musée Tussaud, Florence Nightingale a d'abord été l'héroïne des champs de bataille de Crimée, où son dévouement sauva des dizaines de vies avant d'être à l'origine du métier d'infirmière. C'est grâce à ses écoles, en effet, que ce travail ne fut plus laissé aux prostituées et aux alcooliques, mais exercé par des professionnels.
Devenue célèbre dans le monde entier, cette pionnière eut même la satisfaction de voir les Etats-Unis faire appel à ses services, lors de la guerre de Sécession. Mettant en scène l'Américain Jonathan Brink, lancé dans la rédaction de sa biographie au lendemain de la mort de Florence, ce roman relate de nombreux entretiens avec ses amis, ses collègues et ses proches. Tous témoignent de sa formidable action humanitaire, mais aussi de sa personnalité ombrageuse. Une infirmière de légende.

Rencontre d'un auteur avec son héroïne

C'est au hasard d'une visite à Londres, très précisément au St. Thomas Hospital, que j'ai entendu parler pour la première fois de la Dame à la lampe. Sur un panneau, on pouvait lire : "Florence Nightingale Museum". Nighingale ? Comment dites-vous ? Nightingale ? Ce nom ne veut-il pas dire "rossignol" en anglais ? Quelque peu gêné, je me suis penché vers mon cousin, médecin, qui m'accompagnait ce jour-là, et lui ai avoué mon ignorance. "Shocking ! nightingale ? Mais cette femme est à l'Angleterre, ce que la Seine est à Paris ! Une icône ! Un mythe !"
J'avais évidemment tenté d'en savoir plus sur ce mystérieux personnage et, profitant de mon séjour à Londres, je me suis livré à une enquête qui, sans doute, aurait fait les délices d'Hercule Poirot.
Miss Nightingale... Née en 1820. Rebelle, mystique, passionnée, providence des soldats meurtris et agonisants, dans les tranchées de la guerre de Crimée, décorée par la reine Victoria de la Royal Red Cross. Etonnante figure, aussi riche que complexe, aussi contradictoire qu'admirable. C'est le résultat de cette enquête qui est devenu, au terme de deux années, ce roman.

mardi 29 avril 2008

Rockstar d'Alexandra Julhiet

Coup d'essai, coup de maître...
Alexandra Julhiet, future star du thriller psychologique ? Son entrée rock and roll dans le genre fait, en tout cas, du bruit... Normal, son héroïne est une rock star ! Son nom : Liza Ethancoe. Ses caractéristiques : un passé archi-sombre, le goût de la défonce, un humour noir, une bonne dose d'égoïsme et une vulnérabilité touchante.
Tout cela a de quoi nourrir les fantasmes. En plus, la belle est traquée. Messages bizarres, paquets anonymes... et surtout, elle ne sait quoi penser de la disparition de deux membres de son ex-groupe. La liste de ceux qui pourraient lui en vouloir est longue. Fan, amant trahi, fils délaissé, rivale, agent, victime laissée sur le carreau : qui tire les ficelles ? Un suspense sans fausse note et bien cadencé !