Jacques à la guerre

Philippe Torreton

Après son best-seller Mémé, Philippe Torreton livre un premier roman inspiré de la vie de son père. Enfant, Jacques a connu la guerre en Normandie. Treize ans plus tard, il est envoyé en Indochine, témoin plus que jamais de la violence et de l'absurdité du monde. Un récit où l'on retrouve toute l'humanité et la fougue du comédien.

372 pages |  | Format: 135x210

Interview Philippe Torreton#xA;#xA;Après Mémé, comment avez-vous décidé d'écrire sur votre père ? La littérature est-elle une histoire de famille pour Philippe Torreton ?#xA;#xA;La littérature n'est pas une histoire de famille. Ma mère a beaucoup lu et lit encore mais personne n'a jamais écrit chez moi.#xA;Après Mémé, j'ai eu l'impression que l'écriture s'imposait à moi. Je ne l'ai pas choisie, ça s'est fait ainsi. Le succès de ce livre m'a fait réfléchir à ma façon de raconter les choses. Je n'avais pas envie d'un bis repetita. #xA;Avec Jacques à la guerre, je m'accapare une partie de la vie de mon père. L'emploi du « je » m'a ouvert la possibilité du roman car, par définition je ne suis pas mon père donc il y existe une part fictive. Mon roman est un chemin possible de ce qu'il a pu vivre, endurer et surtout penser. L'écriture essaie de mettre des mots, des expressions là où il n'y en avait pas. Mais j'espère que mon livre a une autonomie en tant que tel et ne dépend pas du fait que le « je » soit mon père.#xA;Jacques à la guerre, c'est en somme une envie d'écriture, et cette écriture correspond à ce que je suis. J'aime le récit, le témoignage quand il nous fait croire qu'il est roman.#xA;#xA;Jacques à la guerre est un livre très engagé, un plaidoyer formidable contre les guerres (vous passez de la Deuxième Guerre à celle d'Indochine), leurs absurdités, leurs similitudes, leur violence. Est-ce Jacques qui parle, ou bien Philippe ?#xA;#xA;Ce n'est pas un plaidoyer et j'enfonce sans doute des portes ouvertes en disant que nous sommes tous contre la guerre. Subir une guerre, comme Jacques en 40 à Rouen, puis être acteur, quelques années après, d'une autre guerre, celle d'Indochine, est un paradoxe fou, paradoxe sur lequel je tente de mettre des mots. J'essaye d'imaginer ce qu'est, pour un adolescent, de recevoir une guerre mondiale. Les ruines ne sont pas que dans les cœurs, elles hantent aussi les pensées tandis que les esprits s'écroulent. Et la libération n'est pa

Chapeau

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