Une partie de Badminton

Olivier Adam

Écrivain en perte de vitesse, Paul quitte Paris pour retourner en Bretagne. Mais rien ne va dans cette nouvelle vie : sa femme le trompe, sa fille fugue, il se sent en permanence suivi, épié... À travers un héros au flegme très britannique, Olivier Adam nous parle avec tendresse et autodérision du monde d'aujourd'hui.

400 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 140x220

INTERVIEW (GLM)#xA;#xA;C’est le retour de Paul Lerner, votre double fictionnel…#xA;#xA;Tous les cinq ans, à travers Paul, je dresse le bilan des dernières années écoulées. Des questionnements et des événements de ma propre vie. Et ceux qui traversent la société et l’époque. Je me projette dans une fiction, la plus romanesque possible, avec l’ambition de relier l’intime et le collectif. Philip Roth disait : « Ecrire un roman ce n’est pas raconter une histoire, mais se raconter dans l’histoire. »#xA;#xA;C’est un titre un peu déroutant, Une partie de badminton ?#xA;#xA;Il traduit l’humeur du livre. Paul traverse tous les événements, même les plus dramatiques, avec une sorte de détachement pince-sans-rire et d’autodérision très anglo-saxons. OK, vivre tient plus du sport de rue que de la partie de badminton dans un jardin anglais. Mais il l’a toujours su. Il y était préparé. Reste à disputer le match et à perdre avec élégance.#xA;#xA;Paul a vieilli, son passé ne l’intéresse plus. Prendre la vie comme elle est, c’est ça, la maturité ?#xA;#xA;A la fin des Lisières, Paul assumait son absence d’identité ou d’appartenance fixe. Ce n’était plus un problème mais une force. Il a maintenant quarante-cinq ans. L’âge où s’impose à chacun la loi de l’emmerdement maximum. Et il faut bien faire avec.#xA;

Chapeau

Un couple au bord de la rupture, un écrivain en panne d'inspiration, une sœur qui sort de nulle part et une fille qui prend son envol : Olivier Adam décrit la crise de la cinquantaine avec acuité et humour.

Interview

C'est le retour de Paul Lerner, votre double fictionnel...

Tous les cinq ans, à travers Paul, je dresse le bilan des dernières années écoulées. Des questionnements et des événements de ma propre vie. Et ceux qui traversent la société et l'époque. Je me projette dans une fiction, la plus romanesque possible, avec l'ambition de relier l'intime et le collectif. Philip Roth disait : « Ecrire un roman ce n'est pas raconter une histoire, mais se raconter dans l'histoire. »

C'est un titre un peu déroutant, Une partie de badminton ?

Il traduit l'humeur du livre. Paul traverse tous les événements, même les plus dramatiques, avec une sorte de détachement pince-sans-rire et d'autodérision très anglo-saxons. OK, vivre tient plus du sport de rue que de la partie de badminton dans un jardin anglais. Mais il l'a toujours su. Il y était préparé. Reste à disputer le match et à perdre avec élégance.

Paul a vieilli, son passé ne l'intéresse plus. Prendre la vie comme elle est, c'est ça, la maturité ?

A la fin des Lisières, Paul assumait son absence d'identité ou d'appartenance fixe. Ce n'était plus un problème mais une force. Il a maintenant quarante-cinq ans. L'âge où s'impose à chacun la loi de l'emmerdement maximum. Et il faut bien faire avec.

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