La Censure militaire et policière

Maurice Rajsfus

Dès les premiers jours de la Grande Guerre, la censure est instaurée, et cette mesure va bien au-delà du contrôle pointilliste de la presse. L'état-major de l'armée, chargé des opérations de censure, délègue une grande partie de son pouvoir à la préfecture de Police. Sont traqués prioritairement les propos défaitistes, les slogans et écrits divers appelant à la paix. Plus généralement, l'attention est portée à tout ce qui pourrait nuire au moral des troupes et, plus encore, à celui de l'arrière. Des pères-la-pudeur s'acharnent sur des chansons datant de la Belle Epoque, et il en va de même pour le théâtre, le cinéma et la littérature. Une armée de censeurs veille également dans le domaine du contrôle postal aux armées, tandis que les civils voient leur correspondance interceptée par la police... Lire la suite

336 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 150x240

Chapeau

Citation presse

Haut de page