Une vie de lumière et de vent

Christian Signol

Destin contraire

On l'appelait l'enfant des dolines, lui que l'on avait trouvé dans un creux, sur le causse Méjean, cet univers de roches balayé par le vent... Jean fut recueilli par un couple de vieux bergers qui voulaient voir en lui un fils envoyé par le Ciel. Mais ces gens, frustes et analphabètes, en firent leur bête de somme. Toujours muet, l'enfant vivait dans la crainte et la rudesse, avec des chiens et des brebis pour seule compagnie. A l'âge de dix-neuf ans, en 1938, le service militaire le délivre de cet enfer. Il ne connaît rien du monde, il est incapable de se défendre. Julien Fabre, maître d'école, le prend alors sous sa protection, lui apprend à lire et à écrire. Avec lui, il découvre la chaleur humaine. Mais la « débâcle » sépare les deux amis. Jean s'en va à pied, en direction du Sud. Dans son errance, il rencontre Joseph, un frère humain lui aussi, et puis Dorine, un être aussi fragile que lui, pour qui il devient vite indispensable. La guerre qui se rapproche va-t-elle lui dérober son bonheur ? Rien ne fera renoncer Jean : quoiqu'il en coûte, il doit retrouver les êtres qu'il a aimés et qu'il a perdus en cours de route... Lire la suite

256 pages | Reliure souple illustrée | Format: 140x225

-20%
  • 15,60 €
  • 19,50 €
  • i-bag-small
GRATUIT
CONTRE
7 points i-bag-small
Epuisé

Chapeau

Un roman admirable, où Christian Signol fait exister ses personnages dans une intimité poignante.

Citation presse

Rencontre

Pourquoi avoir choisi des êtres marginaux et innocents, comme Jean et Dorine, pour personnages principaux ?
Pour mieux récuser l'ordre établi, avant tout. Mais aussi pour souligner le poids de l'enfance dans une vie. Mon enfance a été très heureuse et, par contraste, je voulais imaginer quelle pouvait être l'influence d'une enfance malheureuse sur des êtres fragiles comme Jean et Dorine. Et puis, j'ai la chance de connaître des gens comme eux, des êtres qui m'ont apporté beaucoup : je dois le dire, j'ai appris énormément à leur contact.

Jean vit une rude enfance sur le causse Méjean, entre deux bergers arriérés. Pensez-vous que les paysages puissent modeler les caractères et les états d'âme ?
Sans aucun doute. Les paysages et les conditions de vie modèlent l'existence quotidienne et ils ont, par conséquent, une grande influence sur les êtres. Le causse Méjean est un univers lunaire, aux hivers très rigoureux et aux étés caniculaires durs à vivre. La nature n'est pas toujours bienveillante, elle peut nous rendre la vie très difficile...

Jean est-il un symbole, celui de cette « humanité ignorante et souffrante » que vous évoquez ?
Malgré son enfance douloureuse, Jean rencontre au cours de sa vie trois phares lumineux : Julien, l'instituteur qui lui apprend à lire en 1939, durant la « drôle de guerre » ; Joseph, ce frère humain, et Dorine, son amour. L'humanité souffrante rencontre sur sa route une humanité bienveillante. En vous disant cela, je pense à ces enfants de l'Assistance maintenant adultes qui vivent toujours dans ces villages où ils avaient été placés, parmi ces gens chez qui ils ont trouvé un refuge...

1er chapitre de Une vie de lumière et de vent

Haut de page