Victor-Emmanuel III d'Italie

Frédéric Le Moal

Devenu roi en 1900, après l'assassinat de son père Humbert Ier, Victor-Emmanuel III occupe le trône pendant quarante-six ans, pour finalement abdiquer sous la contrainte des Alliés en 1946. La première décennie de son règne se caractérise par un retour aux pratiques parlementaires du régime, mises entre parenthèses par son père, et laisse augurer une réconciliation de la Couronne et du libéralisme. Le souverain donne aussi une impulsion majeure à l'orientation diplomatique plus favorable à la Triple Entente et à une politique d'équilibre entre les deux blocs d'alliance. En 1915, son soutien aux courants favorables à la participation de l'Italie au conflit en cours s'avère décisif face aux tenants de la neutralité. Une fois le pays entré en guerre, Victor-Emmanuel III endosse l'habit du roi-soldat, vit sur le front mais sans se mêler des affaires militaires, sauf quand le désastre de la bataille de Caporetto (1917) l'oblige à sortir de sa réserve pour impulser au pays l'esprit de résistance nécessaire. L'Italie sort de la guerre en 1918 vainqueur mais maltraitée à la conférence de la paix de Paris. De cette crise naît le mouvement fasciste qui contribue à la déstabilisation politique du royaume et entretient un climat de guerre civile larvée. Lorsque Mussolini décide de se lancer à l'assaut du pouvoir, il se heurte à une réalité incontournable : le poids politique de la Couronne. Seul le monarque peut en effet lui confier la direction des affaires. La marche sur Rome connaît donc une issue positive. Le 30 octobre 1922, Victor-Emmanuel III nomme Mussolini président du Conseil... Lire la suite

560 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 150x240

Chapeau

Citation presse

Coulisses

Devenu roi en 1900, Victor-Emmanuel III (1869-1947) occupe le trône pendant quarante-six ans, pour finalement abdiquer sous la contrainte des Alliés en 1946. La première décennie de son règne se caractérise par un retour aux pratiques parlementaires du régime, mises entre parenthèses par son père, et laisse augurer une réconciliation de la Couronne et du libéralisme. Le souverain donne également une impulsion majeure à l'orientation diplomatique plus favorable à la Triple Entente et à une politique d'équilibre entre les deux blocs d'alliance.

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