Le Sens de la République

Patrick Weil

Qu'est-ce qui fait la France ? Qu'est-ce qui façonne la République ? Vaste problématique, que cet ouvrage aborde avec alacrité, érudition et une foule d'exemples inédits. Par exemple, quand survient le premier choc pétrolier, et avec lui l'apparition du chômage, Valéry Giscard d'Estaing envisage d'obliger les travailleurs immigrés à retourner dans leur pays. Un projet de loi rédigé à l'époque et retrouvé par Patrick Weil envisageait de négocier avec Alger le départ de trente-cinq mille adultes par an. Ce document contient même une annotation de la main du Président : « Eviter de parler de quotas d'enfants. » Cette stratégie fera long feu... Sur la guerre des mémoires, l'historien et politologue apporte aussi sa pierre au débat. Il raconte comment la France fut la première à inventer, au XIXe siècle, la notion de crime contre l'humanité. Ce crime, c'était l'esclavage, puni lors de son abolition d'une peine infamante: la déchéance de nationalité. « S'il tue le chef de l'Etat, un Français conservera sa nationalité, pas s'il pratique la traite d'esclaves », explique Patrick Weil. Attentif à l'apprentissage de l'histoire comme ciment commun, celui-ci critique les nouveaux programmes du collège élaborés en 2015. Pourquoi, s'insurge-t-il, ne plus apprendre l'affaire Dreyfus, qui permet tout à la fois de comprendre l'histoire des Juifs de France et le sens de la République ? Au fil d'anecdotes et d'éclairages passionnants, le livre revient aussi sur l'identité nationale, la laïcité, la haine de la France, ou encore le retour du religieux. Lire la suite

180 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 130x205

Chapeau

Citation presse

« Au moment où le défi terroriste s'accentue, le défi républicain est de rassembler les différentes composantes du peuple français (dans le respect de leur diversité) autour de la défense du bien commun. Sur tous ces sujets, le livre de Patrick Weil est très important. Sa lecture, précieuse, offre des éléments précis à même de ramener un peu de raison quand tant de passions mauvaises menacent. » Le Journal du dimanche

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