Gengis Khan, tome 1

José FRÈCHES

Avant d'édifier le plus vaste empire qui eût jamais existé, Gengis Khan fut un petit garçon nomade des steppes de Mongolie. Temüdjin, à sept ans, en 1165, vivait dans la yourte itinérante de ses parents - son père, Yesügei, est le chef de la tribu des Quiyat. A douze ans, il fait la connaissance de sa promise, Börte. Mais la mort d'Ara, l'aigle royal de Yesügei, foudroyé par l'orage, est considérée comme un présage funeste. Yesügei meurt en effet peu après, empoisonné par les Tatars. Les Quiyat se démembrent aussitôt. Temüdjin reste seul avec sa mère et ses frères. Un de ses oncles, Bazog, qui a l'ambition de succéder à Yesügei, le fait enlever. Mais Temüdjin parvient à s'enfuit. C'est alors que, sur les rives du lac Bleu, il a sa révélation : il va regrouper les tribus et fonder un empire plus puissant que celui des Chinois. La réalisation de ce voeu sera longue et dévorera de nombreuses vies humaines mais, à cet instant, Temüdjin est devenu Gengis Khan... José Frèches, spécialiste de la Chine, auteur de plusieurs sagas, nous conte avec maestria la jeunesse de ce fascinant conquérant. Lire la suite

352 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 150x240

Chapeau

Citation presse

Extrait

« Cet après-midi là, la yourte baignait dans une douce lumière. Temüdjin et Börte étaient entièrement nus sur les peaux de mouton qu'il avait étalées sur le sol, leur lit étant bien trop petit pour leurs ébats. S'ils avaient choisi ce moment-là pour s'unir, alors que tout le monde faisait de préférence cela la nuit, c'était parce qu'ils aimaient se contempler mutuellement lorsqu'ils faisaient "Nuage et Pluie". Temüdjin utilisait volontiers cette expression inventée par les taoïstes, pour lesquels un acte amoureux réussi comportait obligatoirement, tant chez l'homme que chez la femme, une phase liquide, la pluie, qui faisait suite au désir, lequel était représenté par le nuage - sous réserve que chacun des partenaires sût convenablement s'y prendre. Et si Temüdjin ne courait pas le moindre danger à cet égard, il le devait à Vieille Cime dont il avait suivi les recommandations à la lettre en se précipitant sur le petit coffret de cèdre dès que Börte s'était allongée pour la première fois à côté de lui. Le coffret en question contenait un rouleau dont l'intitulé était : Le Manuel de la Fille Sombre. Dès la première planche illustrée de ce célèbre traité de l'art de la chambre à coucher, Temüdjin avait compris qu'il servait à apprendre à un homme comment il devait se comporter avec les femmes. »

1er chapitre de Gengis Khan, tome 1

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