Nos si beaux rêves de jeunesse

Christian Signol

Nous sommes au début des années 1930. Etienne et Mélina, onze ans, sont inséparables. Chaque jour, ils traversent en courant les vignes et les champs de maïs pour se rendre à l'école du village qui domine la Garonne. Chaque été, ils se glissent dans les eaux merveilleuses du fleuve. Leur bonheur est immense. Pourtant, Mélina rêve de partir étudier en ville, et surtout de fuir des parents tyranniques. Etienne, de son côté, n'imagine pas de s'éloigner de sa vallée. Mais la mort accidentelle de son père le contraint bientôt à changer de vie. Le voilà apprenti à Toulouse, plongé dans l'effervescence du monde ouvrier et du Front populaire. Mélina finit par le rejoindre. Le couple, que rien ne parvient à séparer, sera-t-il assez fort face à l'histoire en marche ? Car après la liesse populaire, un bruit de bottes se fait entendre... Lire la suite

352 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 140x225

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Chapeau

Citation presse

Coulisses

INTERVIEW
Le titre de votre roman, Nos si beaux rêves de jeunesse, sous-entend-il que la distance entre le rêve et la réalité reste infranchissable ?
Dans ces années-là (les années 1930), des millions de gens ont dû quitter les campagnes pour venir travailler en ville. Ils gardaient en eux la nostalgie d'un monde perdu, d'autant qu'ils devaient changer fondamentalement de mode de vie. Ont-ils rêvé aussi de changer le monde ? Sûrement. Mais ce fut une époque très violente, qui se termina, comme on le sait, par le fascisme (...). Mélina rêvait de la ville, de lumière ; elle ne souhaitait qu'une chose : partir, devenir institutrice (ma mère aussi le voulait, mais elle n'a pas pu aller jusqu'au bout, comme Mélina...) ; Etienne rêvait, lui, de retrouver son paradis d'enfance. Mais pour finir, il y eut la guerre...

Faut-il alors préférer le bonheur de rester au contact de la nature ?
Ce fut un choc pour moi quand, à onze ans, j'ai dû quitter mon village natal pour devenir pensionnaire à la ville, une véritable épreuve. D'un côté, il y a l'instruction, la raison, qui donnent l'émancipation ; de l'autre, la nature, l'instinct, un monde de sensation et d'émotion, celui de l'enfance. Tous mes camarades sont partis : pour travailler, il le fallait bien ; moi, en fin de compte, j'ai choisi de rester à la campagne. Pour vivre dans le rêve, il faut le cultiver : est-ce possible ? « Le passé ne se retrouve pas, il se reconstruit », a dit Louis-René des Forêts.

Entre nous

SUITE INTERVIEW
Peut-on échapper à l'histoire ? Peut-on se contenter de changer sa vie ?
On ne peut pas échapper à l'histoire. Toutes les générations qui nous ont précédés ont subi le choc de l'histoire en marche. J'ai connu des gens dans les années soixante qui avaient choisi de vivre autre chose en revenant à la campagne ; aujourd'hui, c'est impossible. On ne peut pas s'abstraire du monde des vivants. Changer la vie ? Oui, peut-être, avec les moyens techniques d'aujourd'hui, qui permettent de travailler à distance. Les gens fuient les villes dès qu'ils le peuvent, il faut croire qu'ils y vivent comme des prisonniers... Un sondage récent le montre : 65 % des Français souhaitent vivre à la campagne !

1er chapitre de Nos si beaux rêves de jeunesse

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