Le Bois et la Source

Sylvie Anne

La Péruvienne du Limousin

Née au Pérou, Elena est une jeune veuve perdue au fond du Limousin des années 1920. Elle épouse Jacques, amoureux, travailleur, plein d'avenir. Mais le père de ce dernier, marchand de bois réputé, ne l'entend pas de cette oreille : il n'admet pas que son fils le quitte pour « l'Indienne ». Il plaçait tant d'espoir dans son héritier. Un soir, un drame survient...

272 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 140x225

Chapeau

Citation presse

Coulisses

INTERVIEW Pourquoi faites-vous de la question de l'héritage la base de votre roman ? Le patrimoine familial était sacré ! Tout comme la terre chez les paysans. Un enfant devait hériter soit du métier, soit du bien des parents, et les transmettre à son tour. Voilà pourquoi le monde s'écroule pour Lucien quand Jacques, son fils aîné, celui en qui il a placé tous ses espoirs, renonce à la succession. D'autant qu'il veut partir avec sa part d'héritage pour faire autre chose ! Alors se déchaîne la haine du père contre Elena, celle qu'il rend responsable... Comment cette jeune étrangère, votre héroïne, finit-elle par se faire respecter dans le village ? Pour Jacques, ce sera un naufrage. Quant à Elena, elle va se battre pour assurer l'avenir et le bien-être de sa fille. Elle va tout faire pour s'imposer. C'est une créatrice, mais elle va devoir surmonter tous les obstacles : celui d'être une étrangère, une femme, une mère divorcée... Vous imaginez à l'époque, au coeur de la campagne ? Mais peu à peu, elle gagne le respect des villageois par sa connaissance des plantes et son opiniâtreté ; elle trouve même des appuis, par exemple celui d'Yvette, la boulangère, une figure maternelle que j'aime beaucoup. Alors que Lucien la rend responsable de la mort de son fils, Jacques, elle se bat, va de l'avant.

Entre nous

SUIITE INTERVIEW Les sentiments que vous décrivez envers l'étrangère ne donnent-ils pas à votre roman l'allure d'une histoire vraie ? A l'époque (dans les années 1920), il y eut une immigration massive. J'aurais pu faire d'Elena une Italienne ou une Espagnole ; j'ai préféré qu'elle soit péruvienne... Plus loin, plus déconcertant, qui attire donc davantage les interrogations. Et la méfiance de l'étranger n'était pas moindre, en ce temps-là ! Elle était peut-être encore plus grande qu'aujourd'hui car, de fait, on voyait moins de gens, on avait moins d'ouverture sur le monde. Mais ce roman n'est pas une histoire vraie, et je ne fais pas référence à des personnages ayant existé. Tout auteur met dans ses héros ce qu'il a vu et observé, et s'inspire des paysages qu'il a aimés. J'aime beaucoup cette partie de l'Auvergne, une région d'eau et d'arbres... Mais en fin de compte, la seule région où se déroule un roman, c'est la région du coeur.

1er chapitre de Le Bois et la Source

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