Hortense

Jacques Expert

Paris, 2015. Sophie Delalande, cinquante ans, employée d'un ministère, mène une existence terne et solitaire. Un jour, pourtant, tout s'illumine autour d'elle : elle a croisé Hortense avenue Trudaine ! Sophie en est certaine, cette belle et grande blonde est la fille qu'elle n'a pas revue depuis ses trois ans... Le 11 mars 1993, le père d'Hortense avait arraché la fillette à sa mère...

320 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 140x220

Chapeau

Citation presse

Coulisses

1) D'où vous est venue l'idée d'Hortense ? Avez-vous construit votre livre en pensant à cette fin stupéfiante (que nous ne dévoilerons évidemment pas aux lecteurs) ? L'idée d'Hortense m'est venue d'une histoire édifiante que j'avais couverte lorsque j'étais reporter à France Inter. Ce n'est que l'idée de départ, le reste est le résultat de mon imagination. Quant à l'idée de fin, à laquelle je n'avais pas pensé quand j'ai débuté, elle s'est imposée au fur et à mesure de l'écriture du roman. Comme une évidence ! 2) Hortense pose le problème des jeunes enfants enlevés par l'un de leurs parents. Avez-vous volontairement mis l'accent sur ce drame ? C'est un drame en effet. Surtout quand on sait, comme c'est le cas dans Hortense, que son enfant est vivant quelque part. On se pose toutes les hypothèses, dont la principale : sait-il que j'existe ?

Entre nous

3) Hortense est un thriller psychologique qui met en scène deux femmes et c'est un roman très visuel : votre description d'un quartier de Paris, mais aussi ces détails qui suscitent l'émotion, comme ce doudou tombé des mains de la petite fille quand son père l'emmène ; la photo dans son cadre ; la chambre restée intacte... Je m'intéresse aux détails. Plus que tout, ils calent une ambiance et en disent beaucoup sur les individus. Donc oui, j'en suis friand car, même insignifiants en apparence, ils sont le meilleur relais de la réalité. 4) Le Mal vous obsède, tous vos livres en témoignent. Croyez-vous qu'il a des racines en chacun de nous ? La réponse sera contrastée. Je ne crois pas au mal absolu, même chez les pires criminels. Chacun de nous est gris, plus ou moins foncé, parfois très foncé. Mais même s'il n'est pas puissant, nous avons tous notre part d'ombre. 5) Vos livres - Adieu, Qui ?, Deux gouttes d'eau et, bientôt, Hortense - sont de grands succès. A quoi attribuez-vous la fidélité croissante de votre lectorat ? Je pense, j'espère que cela vient de l'univers dans lequel s'inscrivent mes romans. Ils sont proches du quotidien des gens, qui se reconnaissent dans les personnages, les lieux, les situations et les histoires. En fait, cela peut leur arriver.

1er chapitre de Hortense

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