Métronome 2

Lorànt Deutsch

L'âme de Paname

Sept ans après le premier tome, voici le second, tant attendu des inconditionnels de l'historien amateur et passionné, au ton unique et enjoué ! Cette fois encore, Lorànt Deutsch prend le lecteur par la main pour l'emmener dans des coins insoupçonnés de Paris, qui révèlent son histoire et ses secrets. Ainsi arpentons-nous en sa compagnie, et en suivant des itinéraires précis et pertinents, les rues, places, avenues, boulevards, ruelles qui, « comme les rides sublimes de certains vieux visages témoignent d'une vie, [et] nous dévoilent le passé de Paris », nous dit Lorànt Deutsch. Et c'est au peuple de la capitale qu'il s'intéresse particulièrement, évoquant ces rémouleurs, bouquetières, poètes, chiffonniers, artisans, marlous et autres rapins, dont la bonne humeur et la gouaille ont imprégné les lieux et donné à la cité son âme. Une balade pittoresque et savante, truffée d'anecdotes et empreinte de l'émotion de l'auteur, éternel amoureux de la Ville lumière. Lire la suite

432 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 150x215

Chapeau

Citation presse

Coulisses

Bruant et Toulouse-Lautrec

En 1892, Pierre Ducarre, directeur du concert des Ambassadeurs situé avenue Gabriel, près des Champs-Elysées, propose à Aristide Bruant de chanter sur les planches de son théâtre. Le chanteur accepte mais pose une condition saugrenue : pour les affiches, il exige une peinture de Toulouse-Lautrec !
- Vous êtes sûr de ce barbouilleur-là ? s'inquiète Ducarre. Un maboul, à ce que je me suis laissé dire...
Bruant insiste.
- Si vous répondez de votre Toulouse-Machin, arrangez-vous ensemble...
Le peintre s'exécute, il dessine l'affiche devenue si célèbre, mais lorsque Ducarre jette un oeil sur le travail du maboul, il s'étrangle :
- Ah ! ça... Est-ce que vous vous foutez de moi ? Pensez-vous que je vais étaler cette cacade sur les murs et les panneaux de mon établissement ? Que je vais dépenser des mille et des cents pour la faire tirer ?
Mais Bruant tient bon. Ce sera cette affiche ou rien. On verra donc l'étrange graphisme de Toulouse-Lautrec se répandre sur les murs de Paris. On le trouve toujours, reproduit à l'infini...

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