Marie des Adrets

Antonin Malroux

1906. Marie, seize ans, vit dans le hameau dit des Adrets, près d'Aurillac. D'une rare beauté, elle rêve du prince charmant... Le conte s'arrête là. Harcelée par les fils du fermier qui emploie son père, l'adolescente ne sort plus que rarement de chez elle. Un jour, un amoureux éconduit l'enferme dans une grange et y met le feu. Marie survit, mais reste défigurée. Pourra-t-elle se reconstruire ?

352 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 150x230

Chapeau

Citation presse

Coulisses

INTERVIEW Votre héroïne est harcelée, violentée... Comment imaginer que de tels événements surviennent dans ces régions rurales que l'on pourrait imaginer plutôt paisibles à cette époque ? Antonin Malroux : Dans les campagnes, il y a la solidarité et la convivialité, mais il se passe également des choses aussi terribles qu'ailleurs ! Cette histoire se déroule au tournant du XIXe siècle, et, il ne faut pas l'oublier, les mentalités ne sont pas encore très évoluées, les relations sociales restent archaïques... Les maîtres et leurs enfants pouvaient parfois se croire tout permis avec leurs employés de ferme, des valets qui leur étaient attachés souvent toute la vie. Défigurée et blessée dans son âme, Marie se découvre une vocation d'infirmière alors qu'elle est soignée dans un hospice. Comment l'expliquez-vous ? Antonin Malroux : Soignée de ses blessures à l'hospice d'Aurillac, hospice aujourd'hui transformé en hôpital, Marie décide de porter un voile en permanence pour soustraire son visage brûlé à la vue des autres. Cela lui donne tantôt l'aspect d'un ange, tantôt celui d'une sorcière. Mais le plus important est ceci : au contact de la misère dont elle est témoin, elle se découvre une vocation d'infirmière qui va radicalement changer sa vie et lui faire découvrir le bonheur.

Entre nous

SUITE INTERVIEW Elle qui n'avait aucun métier, elle qui pratiquait la vannerie, que son père lui avait apprise, et qui fabriquait des paniers en attendant le prince charmant..., la voilà transportée par les circonstances dans ce lieu de souffrance où elle éprouve le besoin de soigner les malheureux. J'avais huit ans quand je suis entré pour la première fois dans cet endroit, 50 avenue de la République, à Aurillac, et je peux vous dire que cela laisse des souvenirs marquants... Le bonheur peut-il, dès lors, constituer un antidote à la misère ? Antonin Malroux : Je ne sais pas... Les gens heureux peuvent-ils mieux comprendre la misère d'autrui, parce qu'ils sont plus sensibles, plus attentifs ? En tout cas, Marie s'engage contre la misère, l'affronte jusqu'au bout comme le montre la suite de l'histoire. Dans ce combat, elle est une héroïne et sa vie devient une légende. Ce n'est pas une sainte, mais elle s'est entièrement consacrée au service des pauvres gens, probablement parce qu'elle est une rescapée, en quelque sorte.

1er chapitre de Marie des Adrets

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