L'Effroi

François Garde

De nos jours, à l'Opéra de Paris. Le soir de la première de Cosi fan tutte, le chef d'orchestre Louis Craon entre en scène, fait le salut nazi et lance un « Heil Hitler » à la face de tous. Sébastien Armant, altiste de l'orchestre, est saisi d'effroi. Sans réfléchir, il se lève et tourne le dos à Louis Craon. Tous les musiciens l'imitent, puis c'est au tour du public. Le chef bat en retraite et disparaît. Mais la vie de l'altiste ne sera plus jamais la même...

304 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 140x205

Chapeau

Citation presse

Le comit a aim

Récompensé par de nombreux prix littéraires, dont le Goncourt du premier roman, François Garde nous revient avec une satire sociale, où il réactualise l'extrémisme et ses idées abjectes, qui n'ont hélas pas disparu de notre société, par un biais inattendu. Le narrateur est pris dans les rouages d'une inquiétante société du spectacle, qui crée ses héros d'un jour, banalise la gravité des choses, fait de l'argent et de la publicité de tout et met à mal toute action morale. Le musicien habitué à l'anonymat devient un objet qui sert aussi bien à promouvoir l'image de l'entreprise pour laquelle il travaille, qu'à distraire le public dans des jeux médiatiques creux et amnésiques. Cette gloire aussi subite que passagère dérègle toutes ses relations. Il va de Charybde en Scylla, tandis que le coupable, le chef d'orchestre, se cache dans une propriété luxueuse en Suisse et n'aura aucun mal à revenir sur le devant de la scène. En racontant le quotidien d'un héros ordinaire, dont la vie bascule inexorablement, le romancier traite de façon singulière la question de la mémoire, de l'obéissance, de la morale, de l'art et de la notoriété. Une réussite.

1er chapitre de L'Effroi

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