Béziers 1209

Jean D'AILLON

Complots et calomnies

Chevalier et troubadour, Guilhem d'Ussel a récemment été nommé prévôt de l'Hôtel du roi Philippe Auguste, qui le charge, en cette année 1207, d'enquêter sur le meurtre d'une prostituée. Ce crime constitue un piège destiné à le discréditer et à lui voler ses richesses. Guilhem d'Ussel est enlevé et détenu au château de Gerberoy. Toute cette affaire pourrait paraître anecdotique, mais nous sommes au XIIIe siècle, au temps où les seigneurs intriguent et se livrent aux croisades. Philippe Auguste a d'ailleurs cédé aux pressions du pape Innocent III et autorisé celle contre les Albigeois, ces cathares du Midi jugés hérétiques... Aventures, suspense, histoire : une plongée dans le monde turbulent du Moyen Age classique formidablement réussie. Lire la suite

528 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 150x240

Chapeau

Citation presse

Extrait

Simon de Montfort s'interrogeait sur Guilhem d'Ussel, et la façon dont il pourrait l'éloigner du roi. Les révélations de son cousin lui avaient apporté des informations confirmant combien cet individu était dangereux, bien plus qu'il ne l'avait imaginé. Non seulement Ussel protégeait les hérétiques mais il semblait ne pas redouter les forces démoniaques. Qu'avait-il fait exactement à Rome ? Le comte de Huntington - Robert de Locksley -, un ami d'Ussel, occupait la tour de Houdain que Simon avait cédée au roi. Les deux hommes s'étaient donc rencontrés à plusieurs reprises, même si aucune cordialité ne les liait. A l'occasion d'une de ces entrevues, Locksley lui avait révélé s'être rendu à Rome parce que son épouse devait entrer en possession d'une ville dans le Latium, héritage de son père. Il apportait aussi une lettre de Philippe Auguste à Innocent III, mais n'avait pu la lui remettre, le pape l'ayant emprisonné dès son arrivée, cette succession se révélant être un traquenard, le Saint-Père voulant se venger de la comtesse de Huntington qui l'aurait trahi. C'est Ussel qui les avait délivrés et, pour ce faire, avait exterminé nombre d'hommes d'armes appartenant à Lotario de Segni, le frère d'Innocent. Cette dernière information, Simon l'avait apprise par le roi, lequel s'était fort réjoui de l'humiliation du pape.

1er chapitre de Béziers 1209

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