Les Vies de papier

Rabih Alameddine

Aaliya Saleh a soixante-douze ans. Cette vieille Beyrouthine, qui a longtemps travaillé dans une librairie, a traduit en arabe trente-sept ouvrages qu'elle a aimés et que nul n'a jamais lus. Aaliya vit seule avec les mots pour seuls compagnons. A seize ans, elle a été mariée à « un homme petit de stature et d'esprit » qui n'a pas tardé à la répudier. Sa mère est folle et ses demi-frères sont ses pires ennemis : ils ont tout mis en oeuvre pour la déloger de l'appartement que lui loue le vieil Hajj Wardeh et qu'elle a défendu, lors du siège de Beyrouth par les Israéliens, un fusil d'assaut AK-47 à la main... Cette arme, c'est le jeune Palestinien Ahmed, né au camp de Sabra et son assistant à la librairie, qui la lui a fournie en échange d'une nuit de passion, la seule qu'ait connue Aaliya - Ahmed est parti à Tunis avec Arafat et elle ne l'a jamais revu. Les Vies de papier, roman bouleversant qui célèbre l'existence singulière d'une femme solitaire et révèle la beauté et l'horreur de Beyrouth, a obtenu le prix Femina étranger. Lire la suite

336 pages | Couverture brochée avec rabats | Format: 140x225

Chapeau

Citation presse

L'Express : Un extraordinaire portrait de femme.

Le Point.fr : Sur la place des femmes dans la société libanaise au cours des soixante dernières années, le regard est précis, parfois déchirant. Une jolie réflexion sur la fiction comme vie parallèle et voie d'émancipation.
Bibliobs : Hommage à Kafka, Pessoa, Nabokov et Benjamin, le récit est aussi un portrait de la capitale libanaise et une méditation sur son histoire, tragique et imprévisible.

1er chapitre de Les Vies de papier

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