La Sonate à Bridgetower

Emmanuel Dongala

Un singulier virtuose

En 1789 débarque à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, accompagné de son père qui le rêve en Mozart. Fils d'un Nègre de la Barbade et d'une Polonaise, élève de Haydn, le garçon démarre une carrière qui se poursuivra bientôt en Angleterre et l'amènera à devenir ami avec Beethoven, qui lui écrira une de ses plus belles sonates... Un passionnant roman sur fond de grande musique et de bouleversements historiques.

336 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 145x240

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Chapeau

Citation presse

Extrait

George était euphorique d'avoir réussi à interpréter magistralement une oeuvre aussi difficile sans l'avoir répétée et d'avoir été félicité en public - et quel public ! - par Beethoven ; et aussi parce que la sonate lui avait été dédiée. (...) Il regarda Beethoven avec une émotion que l'alcool exacerbait peut-être un peu. Il admirait, il aimait cet homme. Beethoven le regarda. La sincérité de George le touchait. Il dit : - Je t'aime bien George. Tu es beau et tu es doué. Comme je te l'ai dit, jamais depuis Kreutzer je n'ai rencontré un violoniste aussi bon. (...). A toi George, à notre amitié, à la Sonata mulattica, la Sonate à Brischdauer ! (...) George alors renchérit : - A nos amours aussi ! Puis regardant Beethoven avec affection, il lança : - A Giuletta ! - Ah oui, à Giuletta ! reprit Beethoven (...). - Je ne suis pas sûr que cette petite coquette mérite un tel amour de ta part. Beethoven redressa d'un coup la tête comme s'il sortait brusquement de sa griserie. - Qui te permet de la traiter de « petite coquette » ? l'apostropha-t-il dans une colère soudaine. (...) - Ludwig, je... - Maintenant ça suffit. Je ne veux plus te voir ! Jamais !

1er chapitre de La Sonate à Bridgetower

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