À l'ombre du diable

Andrea H. Japp

Paris, septembre 1348. La malédiction de Gabrielle se poursuit. Sa vie est un champ de ruines. Après avoir accouché d'un fils mort-né, elle découvre que son époux n'est qu'un fieffé jouisseur égoïste et menteur. Elle l'abandonne et fuit Paris, contaminé par la peste, pour Les Loges-en-Josas, avec la matrone Adeline Musard, et emporte un diptyque que Henri a acquis comme solde de dettes de jeu auprès de l'apothicaire Plantard...

368 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 152x240

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Chapeau

Citation presse

Extrait

« Il avait donc suivi d'Aurillay pour apprendre où il logeait. Le godelureau semblait fort mal en point, bronchait à chaque pas ou presque, s'immobilisait afin de reprendre son souffle, essuyait la sueur qui lui dévalait du front, une sueur d'une profusion malsaine même en cette chaude journée. Avait-il contracté cette pestis dont on parlait avec effroi ? D'Aurillay lui avait affirmé que son épouse avait emporté le diptyque par mégarde. Il le récupérerait dès le retour de celle-ci. Il l'apporterait ensuite rue de la Harpe au plus preste afin de le restituer à Plantard au triple de la somme à laquelle il l'avait acquis pour solde de dette. Outre que Plantard n'avait quà moitié gobé l'excuse fournie par son interlocuteur, il ne comptait pas bourse délier. Il se proposait de navrer Henri en l'attirant dans une ruelle désertée par la crainte de la maladie dès que celui-ci ressortirait avec le diptyque. Son projet se compliquait donc. Approcher sa victime assez pour lui enfoncer une lame dans le coeur risquait de le mettre à son tour en péril. »

1er chapitre de À l'ombre du diable

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