Décadence fin de siècle

Michel Winock

Les dernières années du XIXe siècle voient triompher la République. Une ère nouvelle commence. A Paris, les expositions universelles de 1889 et de 1900 donnent la mesure du progrès technique et industriel du pays. Mais la victoire des républicains et l'apothéose d'une nouvelle civilisation, urbaine, technique, matérialiste, font naître un sentiment profond de décadence. Le mot court comme une traînée de poudre, répété par les intellectuels et repris dans les discours des premiers chantres du nationalisme. Hugo est mort. Barrès est né. Ecrivains, publicistes, journalistes rivalisent de pessimisme sur les temps modernes appauvris par la déchristianisation et hantés par la menace révolutionnaire en ces années de misère sociale. On dénonce les progrès de la société démocratique, que le naturalisme, dans les romans, a dépeinte dans toute sa hideur. Resurgit alors le goût pour le morbide, les sciences occultes, l'érotisme faisandé, le satanisme... Dans cet ouvrage arborescent, l'historien Michel Winock explore les peurs, les angoisses, les découragements qui, sous le signe de la décadence, se révèlent également la source féconde d'un renouvellement littéraire et artistique. Lire la suite

288 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 140x220

Chapeau

Citation presse

Coulisses

Michel Winock Journaliste et historien, Michel Winock est né en 1937 à Paris. Il est spécialiste de l'histoire de la République française ainsi que des mouvements intellectuels et politiques. Professeur émérite des Universités à Sciences-Po, auteur de nombreux ouvrages, il a reçu le prix Médicis-essai pour Le Siècle des intellectuels (1997) et le prix Goncourt de la biographie pour Madame de Staël (2010). En 2011, il a reçu le Grand prix Gobert de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre.

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