L'Été de nos vingt ans

Christian Signol

Antoine Salagnac et Charles Descombes préparent leur bachot lorsque, à l'été 1937, ils rencontrent Séverine Vidalie, fille d'agriculteurs. Les deux garçons sont foudroyés par sa beauté mais c'est avec Charles que Séverine décide de vivre l'amour fou. Antoine s'efface, demeure l'ami douloureux mais fidèle du couple. Tous trois vont se retrouver encore deux étés sur les rives ensoleillées de la Vézère à l'écart du monde et de ses folies avant que la guerre n'éclate. Charles et Antoine s'engagent, reviennent vaincus en juillet 1940, choisissent la révolte et le combat : Londres, où ils intègrent le SOE, section F (comme France). Au cours de missions dans le Sud-Ouest, ils retrouvent Séverine devenue institutrice. Par amour pour Charles, elle décide de s'engager dans la Résistance. Lors d'une rafle, le 9 octobre 1943, elle est arrêtée à Périgueux, torturée, transférée à Drancy avant de partir pour Auschwitz. A Londres, Antoine apprend à Charles, qui avait conclu avec sa belle amoureuse un pacte de vie et de mort, la tragédie… Lire la suite

224 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 180x224

EXTRAIT #xA;« Je me suis rendu à Condat, où j'ai passé un jour et deux nuits, afin de convaincre Séverine de ne pas s'exposer inutilement. Trois hommes suffisaient pour transporter les explosifs et les installer sur la voie. Ce n'était pas la peine de prendre de tels risques.#xA;- Et qu'en dirait Charles ? m'a-t-elle demandé.#xA;- La même chose que moi.#xA;- Est-ce que tu en es sûr, Antoine ?#xA;Je n'ai pas répondu. Nous étions seuls, face à face, dans sa cuisine, et je ne reconnaissais plus la jeune fille qui nous attendait, appuyée sur sa bicyclette au cours des merveilleux étés d'avant la guerre. Son visage avait pris un masque dur, que ses cheveux bruns et ses yeux noirs accentuaient.#xA;- Que cherches-tu, Séverine ? ai-je demandé.#xA;Elle a souri enfin, a répondu :#xA;- Etre digne de lui.#xA;- Tu l'es déjà.#xA;- Non ! Pas assez à mon goût.#xA;Un long silence nous a séparés, tandis que je cherchais des mots pour lui répondre, puis elle a murmuré :#xA;- Je ne peux plus vivre sans lui, Antoine. S'il te plaît, emmène-moi. #xA;- A Londres ?#xA;- Oui, à Londres.

Chapeau

Citation presse

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