Hitler et la mer

François-Emmanuel Brézet

Hitler redoutait la mer : « A terre je suis un héros, à la mer je suis un lâche », déclarait-il lui-même. Dans son esprit, la victoire finale repose sur l'armée de terre et sur l'aviation. C'est ainsi que la marine voit son développement encadré par l'accord naval signé en 1935 avec l'Angleterre dont le Führer est convaincu, bien à tort, qu'il lui vaudra la neutralité bienveillante de ce pays à l'égard de ses conquêtes territoriales à venir. Lorsque la guerre éclate, la Kriegsmarine est donc loin d'avoir atteint une taille critique. Convaincu d'un succès rapide sur le continent, Hitler n'attend rien d'elle, jusqu'à ce que s'impose à lui la nécessité d'une projection de force en Norvège. L'efficacité de la guerre sous-marine le laisse tout aussi sceptique, raison pour laquelle il refuse tout accroissement de la cadence de fabrication des sous-marins. Il ne changera d'avis que sous l'influence du grand amiral Karl Dönitz, en 1943, mais ce sera trop tard. Lire la suite

362 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 210x300

François-Emmanuel Brézet
Capitaine de vaisseau (honoraire) et docteur en histoire de l'université de Paris IV-Sorbonne, François-Emmanuel Brézet, auteur de nombreux ouvrages, a consacré l'essentiel de son activité de recherche historique à l'histoire de la marine allemande.

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