La Tentation du pardon

Donna Leon

Au début de l'hiver, le commissaire Brunetti reçoit une collègue de sa femme, inquiète pour son fils, Alessandro. Depuis quelque temps, le comportement de l'adolescent a changé, et des rumeurs de drogue courent dans son lycée. En tant que père et policier, Brunetti se mobilise aussitôt. C'est alors qu'un homme est retrouvé inanimé au pied d'un pont, gravement blessé à la tête : le père d'Alessandro. Brunetti fait le lien avec les addictions du fils, malgré l'absence de témoins et d'indices, mais des informations contradictoires couplées à des mensonges le déroutent. Aidé de la très belle commissaire Griffoni et de l'astucieuse signorina Elettra, son enquête au travers d'un réseau de mystérieux indics du monde de la drogue le mène à dévoiler une sombre vérité sur des crimes provenant du monde médical... Lire la suite

324 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 135x215

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EXTRAIT
Sur le chemin de la questure, Brunetti songea que la première étape consistait à trouver l'homme qui fournissait de la drogue aux élèves du lycée Albertini, dont Sandro Gasparini. C'était, pour le moment, leur unique suspect. Le plus simple aurait été d'aller voir directement l'adolescent, mais cette démarche requérait le consentement de la mère qui exigerait certainement qu'il parle en présence d'un avocat. Si elle y opposait un refus catégorique, ils pourraient lancer une filature sur Sandro, mais où trouver les hommes pour cette opération ? Ou un magistrat pour l'autoriser ? Pourquoi Tullio Gasparini était-il sorti dans la rue à minuit, sans manteau, sans rien d'autre que ses clefs en poche ? Etait-il parti de chez lui à l'insu de sa famille ? Brunetti s'interrompit lui-même : et l'adolescent, où avait-il été la nuit précédente, et où était-il ce matin-là ? Il se remémora sa conversation avec la professoressa Crosera, mais ne se souvenait pas de lui avoir posé cette question. Elle était à la maison quand Brunetti avait appelé : si son fils n'était pas rentré, c'était certainement la première chose dont elle aurait parlé à la police. Lorsqu'elle s'était rendue à l'hôpital avant l'aube, avait-elle prévenu ses enfants ? Avaient-ils été là tous les deux pour l'entendre ?

Chapeau

Voilà plus de vingt ans que les brumes de Venise inspirent à Donna Leon des enquêtes remarquablement ficelées et à l'atmosphère si particulière.

Extrait

Sur le chemin de la questure, Brunetti songea que la première étape consistait à trouver l'homme qui fournissait de la drogue aux élèves du lycée Albertini, dont Sandro Gasparini. C'était, pour le moment, leur unique suspect. Le plus simple aurait été d'aller voir directement l'adolescent, mais cette démarche requérait le consentement de la mère qui exigerait certainement qu'il parle en présence d'un avocat. Si elle y opposait un refus catégorique, ils pourraient lancer une filature sur Sandro, mais où trouver les hommes pour cette opération ? Ou un magistrat pour l'autoriser ? Pourquoi Tullio Gasparini était-il sorti dans la rue à minuit, sans manteau, sans rien d'autre que ses clefs en poche ? Etait-il parti de chez lui à l'insu de sa famille ? Brunetti s'interrompit lui-même : et l'adolescent, où avait-il été la nuit précédente, et où était-il ce matin-là ? Il se remémora sa conversation avec la professoressa Crosera, mais ne se souvenait pas de lui avoir posé cette question. Elle était à la maison quand Brunetti avait appelé : si son fils n'était pas rentré, c'était certainement la première chose dont elle aurait parlé à la police. Lorsqu'elle s'était rendue à l'hôpital avant l'aube, avait-elle prévenu ses enfants ? Avaient-ils été là tous les deux pour l'entendre ?

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