Isabelle, l'après-midi

Douglas Kennedy

Paris, années 1970. Dans une librairie de la rive gauche, un jeune homme rencontre une femme. Il est américain, étudiant, sans le sou, se destine à des études de droit et a débarqué à Paris pour assouvir ses fantasmes de la Ville lumière ; elle est française, un peu plus âgée, sophistiquée, mystérieuse... et mariée. Entre Sam et Isabelle, le coup de foudre éclate. Et commence alors entre eux une liaison tumultueuse, des cinq à sept fiévreux, des rendez-vous furtifs, des moments volés. Mais Sam veut plus. Isabelle lui a ouvert la porte d'un futur qu'il voudrait différent, loin de la vie à laquelle il était destiné. Pour autant, Isabelle est-elle prête à tout sacrifier pour lui ? Cette passion qui les anime l'un et l'autre résistera-t-elle à l'épreuve du temps et du quotidien ? Après La Symphonie du hasard, son ambitieuse fresque américaine, Douglas Kennedy nous offre une œuvre intimiste, délicate et sensuelle. Un roman empreint d'une douce nostalgie et une déclaration d'amour à la capitale française. Lire la suite

312 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 140x225

EXTRAIT
J'ai passé la soirée à errer, insensible au froid et à la neige. Pour qui n'a pas grandi au milieu des splendeurs urbaines – ni au contact d'une personne aimant les monuments historiques –, Paris fait se sentir tout petit. Mais, si ébloui que j'aie pu être par ses merveilles architecturales, mon attention se portait ailleurs : vers les zones d'ombre, le labyrinthe des ruelles. Et cet érotisme omniprésent, depuis les professionnelles guettant le chaland au bord du trottoir jusqu'aux couples enlacés contre les murs, les réverbères, et même les balustrades en pierre du Pont-Neuf. J'ai suivi le cours de la Seine, la progression imperturbable de ses eaux noires et glaciales. J'enviais les amants. J'enviais tous ceux qui avaient tissé un lien avec un autre être ; ceux qui ne se sentaient pas seuls dans la nuit.

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