Le Jardin secret de Violette

Lyliane Mosca

Sortie prévue le 25/03/2021
Violette et Bertin habitent avec leur petite fille dans un petit village du Morvan. Nous sommes en 1885, et beaucoup d'hommes louent alors leurs bras pour divers travaux dans les villages aux alentours. C'est l'activité adoptée par Bertin. Pourtant, l'argent manque toujours, et Bertin, un peu trop porté sur la boisson, décide qu'il serait préférable que son épouse aille « en nourriture » chez des bourgeois à Paris : les nourrices y sont choyées et en reviennent avec un joli pécule. Violette consent à partir et confie sa fillette à sa sœur. Au sein du foyer des Brissac, une nouvelle vie s'offre à la jeune femme. Madame de Brissac est attentive, procure de jolies tenues à Violette, la convie parfois à table, même quand elle reçoit des gens importants. Lors de son voyage en train, Violette avait fait la connaissance du docteur Zacharie Mayer ; quelle ne fut pas sa surprise de le retrouver dans la capitale ! Il est beaucoup plus âgé qu'elle, mais son physique est agréable et il a plein d'attentions délicates envers Violette. S'éprendrait-il d'elle ? Après dix-huit mois passés chez les Brissac, l'heure du retour parmi les siens a sonné. Immense joie de les revoir. Mais avoir goûté à un mode de vie confortable et raffiné a troublé la jeune femme... Saura-t-elle retrouver sa place ? Lire la suite

324 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 144x225

EXTRAIT
Eléonore, sa patronne, l'attendait à la gare de Lyon. La trentaine épanouie, tout en rondeurs, elle a plu à la jeune femme, se montrant aimable, trop heureuse, a-t-elle affirmé, de recevoir une nounou morvandelle dont on disait tant de bien. Dans la calèche les conduisant à leur hôtel particulier, elle n'a cessé de bavarder, de parler de son fils qu'elle aurait volontiers nourri si elle n'avait craint de s'abîmer les seins. En attendant la venue de Violette, elle avait fait appel à Joséphine, une nounou bretonne qui allaitait le bébé de son amie Isabelle. Mais la pauvre femme avait du mal à satisfaire les deux enfants.
- Je suis heureuse de vous voir enfin. Vous avez tardé.
- Excusez-moi, ma sœur a perdu son mari, madame.
- Que c'est triste. Vous savez, mon époux a beaucoup insisté pour que je fasse appel à une nourrice morvandelle. Elles ont la cote, il paraît.
Elle a ri, regardé le joli minois de Violette et s'est exclamée :
- Je constate avec plaisir que vous parlez français ! C'est un bon point pour vous. Beaucoup de filles venues de leur campagne ne s'expriment qu'en patois. Pas facile de les comprendre ! Que c'est drôle, parfois...

Chapeau

Lyliane Mosca rend un bel hommage aux femmes du Morvan qui, au XIXe siècle, devenaient nourrices à Paris.

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